Plan de développement de la bientraitance et de renforcement de la lutte contre la maltraitance
Plan de développement de la bientraitance et de renforcement de la lutte contre la maltraitance
I / Développer une culture de la bientraitance dans les établissements
En lançant l’Agence nationale d’évaluation sociale et médico-sociale (ANESM), qui sera l’agence de la bientraitance ;
En incitant les établissements à mettre en oeuvre une démarche d’amélioration de la qualité, grâce à une auto-évaluation, à la fixation d’objectifs d’amélioration de la qualité et à des contrôles externes ;
En diffusant les bonnes pratiques, en sensibilisant et en formant les personnels, en les aidant à faire évoluer leurs comportements pour améliorer la qualité de vie des résidents et leur propre travail, et en leur apportant le soutien psychologique nécessaire aux conditions difficiles dans lesquelles ils exercent parfois leur métier ;
En renforçant les effectifs dans les établissements et en veillant aux critères de recrutement. Les personnels doivent être suffisamment nombreux et qualifiés, formés à la psychologie de la personne âgée, à la spécificité du soin gériatrique, reconnus en tant que tels et soutenus dans leur travail ;
En poursuivant l’amélioration du cadre de vie des résidents (le plan de modernisation et d’humanisation des maisons de retraite et établissements pour personnes handicapées, lancé en 2006, a été reconduit en 2007), ce qui contribue aussi à offrir de meilleures conditions de travail aux professionnels.
II / Renforcer la lutte contre la maltraitance
En facilitant les signalements de maltraitance, grâce à :
- la généralisation des antennes d’accueil téléphonique dans tous les départements
- une campagne d’information sur le numéro d’accueil téléphonique national et l’extension des plages horaires d’écoute ;
En désignant dans chaque DDASS un "correspondant maltraitance", identifié, coordonnant les informations en provenance des différents services de l’Etat ou des services du Conseil général, et assurant le suivi des dossiers ;
En doublant le nombre des inspections dans les établissements ;
En veillant à l’application des sanctions et en mettant en oeuvre un meilleur suivi des contrôles ;
En étendant les compétences du Comité national de Vigilance contre la maltraitance aux personnes handicapées ;
En appliquant la nouvelle loi sur la réforme des tutelles pour lutter contre la maltraitance financière (pour mémoire).


